Des places de stationnement en nombre bien insuffisant dans les nouvelles constructions

UrbanismeLes places de stationnement sont en nombre bien insuffisant dans les nouvelles constructions. Le maire prétend qu’il va intervenir, alors que le PLU qu’il a approuvé l’en empêche. L’AJUV dénonce depuis plusieurs années ce problème majeur que la municipalité fait désormais mine de découvrir.

Le maire, M. Perrimond, a affirmé lors de la dernière réunion de quartier qu’il va imposer au moins une place de stationnement par logement réalisé.

A-t-il bien lu le Plan Local d’Urbanisme qu’il a voté ? Conformément au PLU en vigueur, si vous construisez à moins de 500m d’’une station de transport en commun, les promoteurs peuvent ne réaliser que 0,5 place, soit une place de parking pour 2 logements ! Or une bonne partie de Juvisy se trouve à moins de 500m d’une station….

L’AJUV a dénoncé ce PLU entre autres car il y un déficit réel de places dans les constructions nouvelles (plus de 1500 logements en cours), ce qui va encore aggraver la situation que vivent les Juvisiens avec des rues complétement saturées.

Pour compléter les effets négatifs des constructions à outrance, les promoteurs peuvent racheter des places « libres » dans un autre immeuble. Un jeu de bonneteau car ces places peuvent être revendues et revendues. Dernière nouvelle : la mairie vend des places de stationnement dans un parking public pour « arranger » un promoteur.

L’AJUV dénonce cette mascarade et encourage les riverains à protester contre cette politique dévastatrice du bien vivre à Juvisy.

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Où en est le recours de l’AJUV contre le PLU ?

UrbanismeL’AJUV a formé un recours contre le PLU de Juvisy auprès du tribunal administratif de Versailles. Où en est la procédure ?

 

Le recours formé par l’AJUV contre le PLU de Juvisy avance très lentement au tribunal Administratif de Versailles, mais il avance.

L’avocate spécialisée dans le droit de l’urbanisme que nous avons engagée pour mener cette procédure lourde et complexe vient de terminer son dernier mémoire de réponse à l’Établissement Public (EPT12) qui se substitue à la commune de Juvisy dans cette affaire. En effet, si le PLU a été entièrement écrit et voulu par la majorité municipale, il a été règlementairement voté au conseil de l’EPT 12, sans même une présentation au Conseil municipal de Juvisy.

Ce que nous pouvons en retenir : le jugement portera sur la forme plus que sur le fond. Notre recours n’est pas suspensif ; les constructions peuvent donc continuer. C’est ainsi que les alentours de la gare vont encore voir disparaitre de nombreux pavillons cet été et que des projets démesurés de construction se poursuivent tambour battant. Vous pouvez lire à ce sujet : En septembre les immeubles poussent comme des champignons à Juvisy en septembre 2017 ou Premier effet du PLU, la démolition de maisons au centre en février 2017 ou encore Le point sur l’immeuble Kaufman and Broad sur la N7 en mars 2018.

L’EPT 12 nous demande 3000 € de frais de tribunal. Il s’agit d’une demande de nature « politique » qui vise à mettre l’AJUV en difficulté financière. Or l’AJUV a pour seules ressources les cotisations de ses adhérents et des dons, sans subventions publiques ni financements de la part des partis politiques.

Le jugement final du Tribunal Administratif doit avoir lieu en octobre, notre avocate reste confiante.

L’AJUV reste mobilisée pour suivre le dossier.

Sur le recours contre le PLU, vous pouvez lire sur notre site : Un PLU qui nuit à Juvisy, l’AJUV l’attaque en justice en février 2017




La surcharge du collège Buisson

Si la rentrée scolaire pourra se faire dans des conditions correctes en septembre 2018, en revanche, le nombre d’élèves du collège Buisson deviendra trop important à la rentrée 2019. C’est évidemment lié à la construction effrénée de nouveaux logements à Juvisy, sans que les services publics suivent. La majorité municipale offre de fausses solutions, l’AJUV vous informe.

Le collège Ferdinand Buisson a déjà quasiment atteint sa capacité d’accueil maximale. A la rentrée 2018, les locaux seront justes assez grands pour accueillir tous les élèves. A la rentrée de septembre 2019, en revanche, le nombre d’élèves voulant s’inscrire sera supérieur au nombre de places disponibles.

La majorité municipale, qui n’a pas anticipé la hausse du nombre d’élèves (« on bétonne, puis on s’étonne… »), alors que l’AJUV avait alerté concernant le manque de services publics face à une hausse de la population liée au PLU, propose des fausses solutions.

Fausse solution numéro 1 – Construire de nouvelles salles de classe. Non seulement ces salles sont trop petites pour accueillir une classe complète – elles ne pourront donc servir que pour des demi-groupes, et pas en sciences – mais cela ne résout par le problème de la demi-pension. Ce problème de cantine avait été réglé en adoptant un système de double service, mais cela ne pourra pas suffire à absorber encore de nouveaux élèves. A part si on estime qu’être 28 dans une salle prévue pour 20 et déjeuner en quinze minutes sont les conditions de la réussite scolaire de tous.

Fausse solution numéro 2 – La construction d’un nouveau collège Juvisy-Viry. C’est complètement mensonger et soit les élus de Juvisy et de Viry-Châtillon le savent et se moquent de nous, soit ils sont complètement incompétents. Les collèges Les Sablons et Olivier de Serres de Viry comptent des dizaines de places vacantes (à la différence du collège Esclangon, arrivé à saturation). Qui serait assez fou pour construire un collège dans une ville qui a des places vides ? Il ne sera pas non plus bâti de collège pour une cinquantaine d’élèves juvisiens. C’est donc un leurre.

Vraie solution négligée pour construire encore plus de logements. Une très grande parcelle, de 1070 m², attenante au collège a été vendue il y a quelques mois. Elle aurait pu être préemptée, pour agrandir le collège Buisson et créer les places qui y manquent. Mais non ! Cela aurait fait des immeubles en moins. Cette grande parcelle, très bien située et d’un seul tenant, a donc été laissée aux promoteurs.

En rouge, la parcelle attenante au collège – vue serrée

En rouge, la parcelle attenante au collège – vue serrée

Solution qui sera proposée – scolariser les élèves du quartier Seine au sein du collège Delacroix de Draveil.

L’AJUV dénonce les fausses solutions et elle refuse que les élèves de Juvisy soient éparpillés au gré des redécoupages de sectorisation. Le collège Ferdinand Buisson, avec sa diversité, sa mixité sociale et son dynamisme, est un creuset commun pour tous les enfants et adolescents de la ville. Juvisy est fractionnée par les réseaux de transports (lignes de RER et RD7), le collège réunit la jeunesse.

Nous demandons que la mairie prenne ses responsabilités, qu’elle cesse de mentir à ce sujet et qu’elle trouve une solution pour accroitre la capacité d’accueil du collège, sans dégrader les conditions d’apprentissage des élèves.

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Le point sur l’immeuble Kaufman and Broad sur la N7

UrbanismeDans un précédent article sur ce site et dans la lettre d’information distribuée dans toute la ville, l’AJUV attirait l’attention sur la construction d’un immeuble sur la N7, qui dépasse d’un étage ce qui est prévu par le PLU. Notre association a alerté les habitants et a écrit à la Préfète pour signaler cet étage supplémentaire. Le point sur l’aspect légal peut être fait rapidement en consultant le Code de l’urbanisme.

L’article L 123-5-1 du Code de l’urbanisme n’autorise nullement cette construction supplémentaire d’un étage.

En effet, il stipule que des dérogations peuvent être accordées hors PLU, mais il les encadre strictement. Il indique ceci : « en tenant compte de la nature du projet et de la zone d’implantation dans un objectif de mixité sociale, l’autorité compétente peut, par décision motivée ». Où est la mixité sociale dans un immeuble Kaufman and Broad entièrement destiné à la vente des appartements ?

Il est bien écrit plus loi que la Ville peut « déroger aux règles relatives au gabarit et à la densité », mais « sans pouvoir dépasser la hauteur de la construction contiguë existante calculée à son faîtage et sous réserve que le projet s’intègre harmonieusement dans le milieu urbain environnant« . Autant de conditions qui ne sont pas remplies ici.

Pour en lire davantage à ce sujet sur notre site : Petits arrangements mais gros profits (décembre 2017) et Les dérogations arbitraires sont remises en cause (septembre 2016)




Une résidence « intergénérationnelle » en trompe l’œil

Le Maire et le député ont présenté aux habitants la « résidence intergénérationnelle » qui doit être construite avenue de la Terrasse, à la place de l’ancien site EDF. L’AJUV a analysé le projet, à la lumière des explications fournies lors de la réunion publique et d’une étude du dossier indépendante. Le bilan n’est pas bon.

La résidence, présentée comme de « grande qualité », va créer une situation artificielle,  des jeunes dans un bâtiment avec sortie d’un côté et une poignée de personnes âgées dans un autre bâtiment avec sortie sur une autre rue , un couloir qui les relie et comme l’a dit un intervenant lors de la réunion de présentation, « l’espoir qu’ils se croiseront ». Tous les seniors rêvent-ils d’aller à la laverie pour y croiser des jeunes ?
Les uns sortiront d’un côté, les autres de l’autre. Les jeunes partiront travailler ou à l’université et ils sortiront le soir et le week-end. Les seniors eux vivront le jour, loin de chez eux, dans un bâtiment sans services, sans animateurs , les jeunes auront auront une clé qui ne leur permettra pas d’aller chez les seniors. Dans la vraie vie , on ne crée pas des ghettos de jeunes, des ghettos de vieux, dans un immeuble toutes les générations cohabitent .
Pour les personnes âgées, à part 3 ou 4 logements un peu plus grands, il s’agit de studios de 20m² comme ceux des jeunes, bien trop petits pour avoir son mobilier. Il s’agirait donc pour eux de quitter leur quartier, leurs voisins, leurs amis… pour habiter une studette isolée. Les rapports récents sur la question montrent pourtant qu’il faut favoriser le vieillissement à domicile et créer les conditions du bien-vieillir chez soi.
Aucun projet de vie n’est prévu dans cette résidence, à part une laverie rendue indispensable par la taille réduite des logements. Les bâtiments, les places de parking, la chaudière… ont longuement été évoqués, mais ont été oubliés les humains destinés à vivre là.
Une arrière-pensée guide aussi cette résidence inadaptée. Les 164 logements, pour célibataires (jeunes ou âgés), sont des HLM. Chacune de ces studettes contribuera à rapprocher la ville des 25% de logements sociaux imposés par la loi. Mais ils ne nécessiteront pas de nouvelles places à la crèche, à l’école ni au collège. Plus d’habitants, pas plus de services.
L’AJUV demande qu’une vraie réflexion soit menée sur le bien-vieillir à Juvisy. Ce n’est pas aux habitants de s’habituer aux bâtiments, mais à la ville de veiller sur ses aînés, sur les plus fragiles, afin de bâtir une ville pour tous.  Alors qu’il ne s’agit là que d’un projet de construction et non d’un projet de vie.