La rénovation de la Maison de quartier Albert Sarraut

En 2016, le Maire avait prévu la construction d’un immeuble de trois étages à la place de la maison de quartier et de son espace vert. Suite aux protestations des citoyens et de l’AJUV, le Maire y a renoncé et nous nous félicitons de cette victoire, obtenue par la mobilisation des Juvisiens. Mais pour quel projet ?

Depuis trois ans, rien ne se passe et la salle est de plus en plus dégradée.L’AJUV a pris l’initiative au printemps 2017 de lancer une pétition pour la reconstruction ou la rénovation de cette maison de quartier indispensable aux associations et aux Juvisiens. Elle a rencontré un vif succès avec plus de 500 signatures en une semaine, montrant l’attachement des habitants à cet équipement indispensable.

Depuis plusieurs mois, nous avons demandé au maire qu’un groupe de travail soit constitué pour définir les besoins des associations et réaliser rapidement la reconstruction de cette maison de quartier. Nous n’avons eu aucune réponse alors que le manque de salles de réunions et d’activités est problématique à Juvisy depuis que de nombreuses salles ont été supprimées.

Lors de la réunion des habitants du Plateau, le 4 octobre, un projet a enfin été présenté aux habitants. Il correspond à un nouveau bâtiment avec deux niveaux (un rez-de-chaussée et un étage), pour une surface totale de 480 m². Cet équipement comprendrait une grande salle polyvalente  modulable au RC de 175m2 (contre 136m2 actuellement), des toilettes et des petits locaux techniques. Au 1er étage seraient prévues trois salles et des locaux techniques. La partie espace vert serait moindre  et des places de parking ( représentant 100m2) seraient prévues, ainsi qu’une allée intérieure pour déchargement. Le coût en est estimé à 2 millions d’euros, la moitié de la somme serait financée par le Conseil départemental.

L’AJUV se réjouit du maintien de cet équipement indispensable pour les habitants du Plateau, qui souffrent de surcroit d’un manque criant d’équipements publics. Elle apprécie que des financements importants soient prévus pour le projet et que la Ville ait renoncé à tout détruire pour tout vendre comme dans le premier projet de PLU. Néanmoins, elle regrette le manque de concertation pour la conception du projet, illustrée par l’absence complète de réponse de la mairie à nos courriers, ainsi qu’à ceux des associations qui se sont groupées pour interpeller le précédent maire et le nouveau sur les salles municipales. Elle s’inquiète également pour l’espace vert, déjà grignoté par le nouveau bâtiment : voirie et parking ne pourraient-ils pas céder la place à un square, voire à des jeux pour les enfants ? Car la transformation actuelle de Juvisy en « tout béton – tout voiture » ne nous convient pas.

Nos autres articles sur la maison de quartier :

Nos autres articles sur les parkings à Juvisy :




Des avions qui décollent, des tuiles qui s’envolent

Le survol de Juvisy par les avions durant une grande partie de l’été a été très pénible pour les Juvisiens. Nous avons déjà traité ce sujet sur ce site et nous restons vigilants sur cette question des survols aériens. Mais récemment des habitants ont fait part à l’AJUV d’incidents graves liés aux décollages.

Des habitants du Plateau nous ont signalé deux cas de tuiles tombées du toit, sous l’effet du décollage d’avions à très basse altitude. Dans l’un de ces cas, environ un mètre carré de tuiles s’est envolé et ces tuiles ont atterri sur une voiture garée en contrebas, au moment d’un décollage.

Si vous avez été confrontés à ce genre de problème, faites-nous le savoir : nous envisagerons une action collective car la Mairie de Juvisy et ADP, sollicités par les habitants concernés, n’ont pas daigné répondre.

Sur ce même thème, vous trouverez des articles sur notre site :

 

 




Encore un été gâché par les avions !

Nous avons été très nombreux à subir le survol incessant de Juvisy par les avions cet été. L’AJUV, aux côtés d’autres associations des villes voisines, est intervenue pour que soient davantage respectés les droits des riverains.

L’utilisation de cette piste de secours n° 2 (perpendiculaire aux pistes principales) pendant les travaux est particulièrement éprouvante pour les Juvisiens qui ne peuvent pas partir en vacances et restent à Juvisy ou pour tous ceux qui travaillent en juillet-août et dont les soirées et les weekends ont été pénibles.

Comme l’association ELAN de Savigny, l’AJUV ne s’oppose pas à la nécessité de ces travaux mais remet en cause la période choisie. Toutes les deux demandent que les travaux aient lieu en hiver.La mobilisation a déjà payé, puisque par rapport au cauchemar de l’été précédent, l’impact des survols pendant l’été 2017 a été moins fort :

  • des pauses dans la journée pour pouvoir souffler un peu sans vacarme ;
  • des pauses durant quelques (rares) journées complètes ;
  • une durée des travaux raccourcie par rapport à 2016 ;
  • et même une fin plus précoce que prévu.

L’AJUV s’en félicite : les habitants ont été entendus et plutôt que d’utiliser sans retenue la piste 2, ADP (Aéroports de Paris) a privilégié d’autres solutions. De surcroit, l’été 2018 sera calme. Et avant d’éventuels travaux pour l’été 2019, ADP s’est engagé à une concertation avec les habitants survolés.

Il est indispensable de maintenir notre vigilance : les risques de dégradation de notre environnement sont grands car il est annoncé un doublement du trafic aérien d’ici 20 ans. L’AJUV, en particulier, exige le maintien du couvre-feu (pas de vols de nuit), la limitation forte de l’usage de la piste 2  et le plafonnement du nombre annuel de vols à 250 000.

Notre site aborde ce sujet dans différentes articles :




Juvisy, un immense parking ?

Beaucoup de Juvisiens s’inquiètent de la transformation de Juvisy en un immense parking. L’AJUV avait fortement alerté le Maire de Juvisy et le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique qui a précédé le nouveau du PLU. D’où vient cette multiplication des parkings ?

Les raisons de cette évolution sont multiples :

  • la Nationale 7 est devenue un espace d’exposition pour les concessionnaires automobiles au détriment des autres commerces ;
  • les bailleurs sociaux pratiquent, pour les garages, des tarifs de location prohibitifs alors que leurs locataires ont déjà du mal pour payer leur loyer ;
  • les marchands de sommeil investissent dans des pavillons qu’ils transforment en logements multiples (parfois 10 appartements dans un seul pavillon) sans création de parkings ;
  • de nombreux immeubles voient le jour, entraînant l’arrivée de nouveaux Juvisiens. Or les promoteurs réalisent moins de parkings dans ces nouveaux immeubles ; ils peuvent même racheter des places de parking dans le parc existant, plutôt que d’en prévoir dans leurs projets à venir.

Nous pourrions multiplier ces exemples qui conduisent à une saturation de l’espace public, dont beaucoup de Juvisiens se plaignent à juste titre.

L’AJUV propose donc de mettre en œuvre des règles simples :

  • prévoir pour chaque nouveau logement 1,5 place de parking, comme dans le précédent PLU ;
  • verbaliser les voitures ventouses, notamment en centre-ville devant l’église ;
  • faire la chasse aux marchands de sommeil.

En parallèle à ces règles qui permettraient une meilleure gestion des véhicules privés, il reste bien sûr indispensable de proposer des transports en commun de qualité, qui répondent aux besoins des habitants.

Mais, pour que notre ville ne devienne pas un immense parking, et que notre environnement soit préservé, encore faut-il une volonté politique de la Municipalité. Or le maire précédent allègue que la loi ALUR l’empêche d’exiger davantage de places de parking de la part des promoteurs. C’est faux.La loi ALUR ne limite pas le stationnement offert, il est possible de maintenir les exigences en matière de parking par logement. Elle autorise simplement à baisser le nombre de places par logement dans un rayon de 500 mètres autour d’une gare. Le texte précis peut être lu en suivant ce lien : Loi ALUR et stationnement

Sur le site, sur le même sujet, en septembre 2017 : Un espace vert en moins, un parking en plus

 




Les travaux à Orly : où en est-on ?

L’AJUV s’est mobilisée sur ce sujet qui a un impact très fort sur la qualité de vie des Juvisiens. Elle intervient depuis plusieurs mois déjà, aux côtés d’autres associations des villes voisines, à ce sujet. L’été dernier, en 2016, des survols permanents ont rendu très pénible le quotidien des habitants du Plateau et du Coteau. L’AJUV est désormais associée aux différentes réunions d’information, plus ou moins publiques, au sein desquelles elle défend les intérêts des riverains et elle participe aux différentes actions organisées.

Une réunion organisée par ADP, avec le directeur de l’aéroport d’Orly a eu lieu à Juvisy, rassemblant une soixantaine d’habitants. La DGAC (Direction Générale de l’Avion Civile) ne pouvait pas être présente : ses salariés sont fonctionnaires et, en période de réserve renforcée du fait des élections, il leur est interdit de participer à une réunion publique introduite par un candidat aux élections législatives. Comme d’ordinaire, l’AJUV vous en rend compte, en séparant ce qui relève de l’information et ce qui fait partie de nos analyses.

 

Les faits

Afin de poursuivre son exploitation, l’aéroport d’Orly doit se mettre aux normes internationales en matière de sécurité, ce qui implique des travaux sur les trois pistes. Ces travaux, longuement détaillés et illustrés, portent sur les infrastructures : la nature du tapis des pistes, leur pente, la lutte animalière et des éléments facilitant l’atterrissage (système ILS et PAPI 24). Neutralisant toute une piste durant plusieurs semaines (du  25 juillet au 31 août), ils impliquent d’utiliser la piste 2 qui signifie le survol de Juvisy, à basse altitude de surcroit.

ADP, à cette occasion a reconnu avoir sous-estimé l’ampleur des nuisances subies par les Juvisiens lors de l’été 2016 et a promis de les réduire au maximum lors de l’été 2017, et a annoncé une pause pour l’été 2018. La DGAC a posé pour l’été 2017 des contraintes beaucoup plus fortes que l’an passé, ce qui réduira l’utilisation de la piste 2. Des pauses dans les survols, pour laisser souffler les habitants ne sont pas possibles, car la piste en travaux ne peut pas être utilisée durant toute la durée du chantier. De même, des interruptions de survol durant la journée ne sont pas prévues

L’analyse de l’AJUV

L’AJUV souhaite la poursuite de l’exploitation de l’aéroport d’Orly et, dès lors, se montre favorable aux travaux de mise aux normes car l’aéroport est un élément structurant de notre territoire et un pourvoyeur d’emplois très variés. Néanmoins, elle se montre et se montrera vigilante sur plusieurs points non négociables :

  • le maintien et le strict respect du couvre-feu. En cas de non-respect de ce couvre-feu, pendant les travaux ou après, elle invite les Juvisiens à noter l’heure de passage de l’avion et à interpeller les autorités aéroportuaires sur les cas précis en utilisant soit l’adresse mèl (mdeorly@adp.fr), soit le numéro de téléphone (01 49 75 90 70) ;
  • le maintien d’un maximum de 250 000 mouvements aériens par an (pour 2016, l’aéroprt en a connu 234 000) ;
  • l’utilisation de la piste 2 limitée à des cas exceptionnels, comme des vents très forts ou un avion accidenté sur une des deux autres pistes.

Enfin, l’AJUV a rappelé sa demande d’une concertation en amont des travaux de l’été 2019 : les habitants ne doivent pas subir passivement des nuisances considérables mais ils doivent être associés – et non simplement informés – aux décisions prises quand elles les impactent aussi fortement. Elle participe également cet été à la campagne d’affichage qui a pour objectif de montrer à ADP et à la DGAC la vigilance des Juvisiens sur cette question.

Notre site a borde ce sujet dans différentes articles :