La circulation dans les quartiers Centre et Seine

Les travaux de rénovation du Grand Pôle Intermodal (la gare) et la fermeture du pont aggravent la circulation. La réouverture du pont n’est prévue qu’en octobre 2019, ce qui va considérablement désorganiser la circulation à Juvisy. L’AJUV se félicite de ces travaux, programmés depuis plus de 15 ans, et souhaiterait qu’ils soient l’occasion d’une étude sur la circulation.

L’AJUV propose de profiter de ce délai pour réfléchir à un nouveau plan de circulation, tout à la fois des véhicules et des piétons afin de favoriser les liaisons entre quartiers tout en minimisant les nuisances.

Tout particulièrement, la nouvelle passerelle prévue pour les vélos et les piétons doit, à notre avis, s’insérer dans un système de circulation plus large.

L’AJUV propose la constitution de groupes de travail associant élus, associations et citoyens, pour élaborer une proposition avant la réouverture du pont. Elle a déjà écrit au maire en ce sens, sans recevoir la moindre réponse, mais elle continuera à intervenir à ce sujet.

Nous avons déjà publié sur ce site ;




La rénovation de la Maison de quartier Albert Sarraut

En 2016, le Maire avait prévu la construction d’un immeuble de trois étages à la place de la maison de quartier et de son espace vert. Suite aux protestations des citoyens et de l’AJUV, le Maire y a renoncé et nous nous félicitons de cette victoire, obtenue par la mobilisation des Juvisiens. Mais pour quel projet ?

Depuis trois ans, rien ne se passe et la salle est de plus en plus dégradée.L’AJUV a pris l’initiative au printemps 2017 de lancer une pétition pour la reconstruction ou la rénovation de cette maison de quartier indispensable aux associations et aux Juvisiens. Elle a rencontré un vif succès avec plus de 500 signatures en une semaine, montrant l’attachement des habitants à cet équipement indispensable.

Depuis plusieurs mois, nous avons demandé au maire qu’un groupe de travail soit constitué pour définir les besoins des associations et réaliser rapidement la reconstruction de cette maison de quartier. Nous n’avons eu aucune réponse alors que le manque de salles de réunions et d’activités est problématique à Juvisy depuis que de nombreuses salles ont été supprimées.

Lors de la réunion des habitants du Plateau, le 4 octobre, un projet a enfin été présenté aux habitants. Il correspond à un nouveau bâtiment avec deux niveaux (un rez-de-chaussée et un étage), pour une surface totale de 480 m². Cet équipement comprendrait une grande salle polyvalente  modulable au RC de 175m2 (contre 136m2 actuellement), des toilettes et des petits locaux techniques. Au 1er étage seraient prévues trois salles et des locaux techniques. La partie espace vert serait moindre  et des places de parking ( représentant 100m2) seraient prévues, ainsi qu’une allée intérieure pour déchargement. Le coût en est estimé à 2 millions d’euros, la moitié de la somme serait financée par le Conseil départemental.

L’AJUV se réjouit du maintien de cet équipement indispensable pour les habitants du Plateau, qui souffrent de surcroit d’un manque criant d’équipements publics. Elle apprécie que des financements importants soient prévus pour le projet et que la Ville ait renoncé à tout détruire pour tout vendre comme dans le premier projet de PLU. Néanmoins, elle regrette le manque de concertation pour la conception du projet, illustrée par l’absence complète de réponse de la mairie à nos courriers, ainsi qu’à ceux des associations qui se sont groupées pour interpeller le précédent maire et le nouveau sur les salles municipales. Elle s’inquiète également pour l’espace vert, déjà grignoté par le nouveau bâtiment : voirie et parking ne pourraient-ils pas céder la place à un square, voire à des jeux pour les enfants ? Car la transformation actuelle de Juvisy en « tout béton – tout voiture » ne nous convient pas.

Nos autres articles sur la maison de quartier :

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L’AJUV demande l’étude d’un plan de circulation

L’AJUV écrit au maire en avril 2017, pour demander l’étude d’un plan de circulation des véhicules, des piétons et des cycles. En effet, les travaux de la gare sont actuellement une nuisance majeure pour les habitants. Mais ils peuvent offrir aussi l’opportunité, le pont étant coupé, d’étudier dans le calme un nouveau plan de circulation. L’AJUV demande dès lors la constitution de groupes de travail sur le sujet, l’ouverture d’une concertation avec les habitants. A ce jour, notre lettre est restée sans réponse. Vous pouvez la lire ci-dessous.

« Monsieur le Maire,

La circulation des véhicules et des piétons dans les quartiers Seine et Centre est un grand sujet de préoccupation pour les Juvisiens, préoccupation aggravée par les travaux de rénovation du Grand Pôle Intermodal.

La réouverture du pont étant prévue pour 2019, il nous parait important de profiter de ce délai pour réfléchir à un nouveau plan de circulation tout à la fois des véhicules et des piétons afin de favoriser les liaisons entre quartiers tout en minimisant les nuisances.

Tout particulièrement, la nouvelle passerelle pour les vélos et les piétons doit, à notre avis, s’insérer dans un système de circulation plus large.

A cette fin, nous proposons que des groupes de travail soient constitués, associant des élus, des associations et des citoyens, pour élaborer une première proposition avant la réouverture du pont. L’AJUV est prête à participer à une telle action citoyenne.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de notre considération distinguée.

Marion Beillard

Présidente »

Sur le même sujet, dans notre site :




Pétition pour la Maison de quartier Albert Sarraut

La maison de quartier Albert Sarraut a été construite dans les années 1970 et elle est désormais dans un état très dégradé alors qu’elle est d’une grande utilité pour toutes les associations de la Ville. Une pétition est désormais en ligne : vous pouvez la signer et la relayer pour obtenir la réhabilitation ou la reconstruction de la Maison de quartier.


Juvisy manque de salles de réunion et cette maison de quartier est indispensable. Heureusement, le pire a été évité avec le projet de PLU car il était prévu la construction d’un immeuble sur ce terrain. Désormais, le Maire s’est engagé à préserver cet équipement.
Le plateau est‐il l’éternel oublié ? Plus d’un million d’euros auront été engagés en 2016 et 2017 pour rénover la promenade en bord de Seine. Mais toujours rien n’est prévu en 2017 pour la Maison de quartier Albert Sarraut.
Nous demandons qu’une dotation soit inscrite au budget municipal dès 2017 pour la réhabilitation ou la reconstruction de la maison de quartier Albert Sarraut. La ville de Juvisy en a les moyens.
Nous proposons qu’une réflexion sur ce projet soit menée dès maintenant en concertation avec les habitants et les associations du plateau.

Pour cela, vous pouvez signer la pétition en ligne dont le lien est le suivant : Lien vers la pétition en ligne

Nos autres articles sur la maison de quartier :

  1. Que devient la Maison de quartier Albert Sarraut ? en avril 2016
  2. Une vidéo sur la Maison Albert Sarraut en avril 2016
  3. Quatre associations interpellent le maire au sujet du PLU en avril 2016
  4. Le devenir de la Maison de quartier en juillet 2016

Dernières nouvelles – lundi 3 avril 2017 – La pétition ayant recueilli plus de 400 signatures en quelques jours, l’AJUV l’envoie aujourd’hui au maire, ainsi qu’à l’ACVJP, à l’adjointe aux travaux et aux élus de l’opposition. Vous pouvez continuer à la signer et à la faire signer autour de vous.




« Donner, plus fort que recevoir »

puzzleUne adhérente de l’AJUV nous a envoyé le texte que vous pourrez lire ci-dessous. Nous le publions parce qu’il correspond pleinement aux valeurs que porte notre association et que nous souhaitons faire vivre chaque jour à Juvisy.

L’avantage d’être retraitée, c’est que l’on a du temps libre. Et qu’on peut le mettre à profit pour aller au cinéma, faire du bénévolat… C’est ainsi que ces jours-ci, j’ai eu l’occasion, quasiment en même temps, de voir le (très beau) film de Ken Loach (« Moi Daniel Blake ») puis de participer à une collecte alimentaire dans le cadre de la Banque Alimentaire. Quel lien me direz-vous ? Le voilà.

Le film de Ken Loach a eu la Palme d’Or à Cannes. Cela se passe aujourd’hui en Grande-Bretagne. Il est difficile de le voir sans être profondément ému, tant les difficultés auxquelles sont confrontés ses personnages apparaissent inhumaines et injustes. La collecte à laquelle j’ai participé se passe en France, aujourd’hui. Elle est pilotée, à Juvisy, par la Conférence Saint-Vincent de Paul. Ces journées sont l’occasion de rencontres, d’échanges, de discussions, parfois difficiles, parfois surprenantes, mais toujours enrichissantes.

En cela, d’ailleurs, elles me rappellent les tournées syndicales : on sait souvent au premier regard qui va être intéressé, qui va « accrocher », qui va « se défiler » et qui va vous « envoyer balader ». Mais parfois on se trompe, et les surprises sont d’autant plus belles !

Les jours de collecte, il y a les « grincheux » : ceux qui vous répondent de façon peu amène, telle une dame dont l’accent prouve qu’elle vient d’un pays du Sud de l’Europe, qui vous dit : « déjà qu’ils viennent manger notre pain, vous ne voudriez pas qu’en plus, je leur donne à manger ? ».

Il y a les « pas courageux » : ceux qui ne quittent pas leurs chaussures des yeux (sans doute de peur de croiser les vôtres), et rasent le mur du pressing voisin (étonnant, le nombre de gens qui s’intéressent aux tarifs de cette boutique) ; ceux-là ne répondent même pas à votre bonjour. Je les laisse passer (pourquoi insister ?), mais ma complice de la journée les « coince » un peu plus loin. Double honte…

Et puis il y a l’immense majorité, celle qui me laisse à penser que la solidarité n’est pas un vain mot. C’est la famille avec enfants qui vous demande avant même qu’on les sollicite « on vous donne comme d’habitude ? ». C’est le (très) jeune couple, qui s’excuse de ne donner qu’un paquet de pâtes, alors qu’ils n’ont acheté que très peu de choses pour eux-mêmes. D’ailleurs beaucoup de gens s’excusent de ne pas donner plus, et on les sent sincères. C’est la dame pressée, encombrée de paquets, qui dit « ah zut, je vous ai oubliés ; je cours à ma voiture, et je reviens ». Et elle refait des courses. Ce sont ces personnes âgées, voire très âgées, qui ont du mal à porter leur sac ; mais qui ont pris le temps d’y ajouter plusieurs produits (« parce qu’il faut bien aider les autres »). C’est un jeune homme qui revient exprès faire des achats, et nous reproche de ne pas avoir assez insisté la première fois qu’il est passé. Et qui choisit des confitures sympas (« parce que les fraises, c’est pas original »).

Et c’est aussi (et c’est là qu’interviennent les personnages de « Daniel Blake ») ce monsieur qui arrive avec des paquets de produits typiquement féminins. Il hésite un peu à les donner, et nous dit « je viens de voir le film de Ken Loach et j’ai pensé que vous pourriez en avoir besoin pour votre collecte ». Ce monsieur ne se trompait pas. Dans le film, Katie, mère célibataire de deux enfants, vole un paquet de ces choses dont on ne parle pas dans une conversation sérieuse, mais qui sont quand même indispensables pour les filles chaque mois. Parce qu’elle a le choix entre acheter ça ou acheter à manger. « Daniel Blake » un mélo ? Peut-être… Mais ici, en France, au XXIème siècle, et même à Juvisy, des femmes aussi doivent choisir entre acheter de la nourriture ou des produits d’hygiène pourtant indispensables…

Heureusement, il y a toutes les associations caritatives, et tous ces bénévoles qui donnent du temps et de l’énergie. En tant que femme et syndicaliste, bénévole, voire « nantie » à en croire certains, ce film et cette journée m’ont donné une fois de plus à réfléchir sur la solidarité, sur l’aide nécessaire aux plus démunis, sur cette société parfois impitoyable qui risquerait de ressembler à celle décrite par Ken Loach. Mais toutes ces rencontres constituent une lueur d’espoir, que nous, retraités et bénévoles, devons continuer à entretenir, avec l’espoir et l’ambition qu’un jour, il n’y ait plus ni Daniel Blake, ni Katie, ni collecte alimentaire, ni ici et ni ailleurs.

Monique Tessier