Les travaux à Orly : où en est-on ?

L’AJUV s’est mobilisée sur ce sujet qui a un impact très fort sur la qualité de vie des Juvisiens. Elle intervient depuis plusieurs mois déjà, aux côtés d’autres associations des villes voisines, à ce sujet. L’été dernier, en 2016, des survols permanents ont rendu très pénible le quotidien des habitants du Plateau et du Coteau. L’AJUV est désormais associée aux différentes réunions d’information, plus ou moins publiques, au sein desquelles elle défend les intérêts des riverains et elle participe aux différentes actions organisées.

Une réunion organisée par ADP, avec le directeur de l’aéroport d’Orly a eu lieu à Juvisy, rassemblant une soixantaine d’habitants. La DGAC (Direction Générale de l’Avion Civile) ne pouvait pas être présente : ses salariés sont fonctionnaires et, en période de réserve renforcée du fait des élections, il leur est interdit de participer à une réunion publique introduite par un candidat aux élections législatives. Comme d’ordinaire, l’AJUV vous en rend compte, en séparant ce qui relève de l’information et ce qui fait partie de nos analyses.

 

Les faits

Afin de poursuivre son exploitation, l’aéroport d’Orly doit se mettre aux normes internationales en matière de sécurité, ce qui implique des travaux sur les trois pistes. Ces travaux, longuement détaillés et illustrés, portent sur les infrastructures : la nature du tapis des pistes, leur pente, la lutte animalière et des éléments facilitant l’atterrissage (système ILS et PAPI 24). Neutralisant toute une piste durant plusieurs semaines (du  25 juillet au 31 août), ils impliquent d’utiliser la piste 2 qui signifie le survol de Juvisy, à basse altitude de surcroit.

ADP, à cette occasion a reconnu avoir sous-estimé l’ampleur des nuisances subies par les Juvisiens lors de l’été 2016 et a promis de les réduire au maximum lors de l’été 2017, et a annoncé une pause pour l’été 2018. La DGAC a posé pour l’été 2017 des contraintes beaucoup plus fortes que l’an passé, ce qui réduira l’utilisation de la piste 2. Des pauses dans les survols, pour laisser souffler les habitants ne sont pas possibles, car la piste en travaux ne peut pas être utilisée durant toute la durée du chantier. De même, des interruptions de survol durant la journée ne sont pas prévues

L’analyse de l’AJUV

L’AJUV souhaite la poursuite de l’exploitation de l’aéroport d’Orly et, dès lors, se montre favorable aux travaux de mise aux normes car l’aéroport est un élément structurant de notre territoire et un pourvoyeur d’emplois très variés. Néanmoins, elle se montre et se montrera vigilante sur plusieurs points non négociables :

  • le maintien et le strict respect du couvre-feu. En cas de non-respect de ce couvre-feu, pendant les travaux ou après, elle invite les Juvisiens à noter l’heure de passage de l’avion et à interpeller les autorités aéroportuaires sur les cas précis en utilisant soit l’adresse mèl (mdeorly@adp.fr), soit le numéro de téléphone (01 49 75 90 70) ;
  • le maintien d’un maximum de 250 000 mouvements aériens par an (pour 2016, l’aéroprt en a connu 234 000) ;
  • l’utilisation de la piste 2 limitée à des cas exceptionnels, comme des vents très forts ou un avion accidenté sur une des deux autres pistes.

Enfin, l’AJUV a rappelé sa demande d’une concertation en amont des travaux de l’été 2019 : les habitants ne doivent pas subir passivement des nuisances considérables mais ils doivent être associés – et non simplement informés – aux décisions prises quand elles les impactent aussi fortement. Elle participe également cet été à la campagne d’affichage qui a pour objectif de montrer à ADP et à la DGAC la vigilance des Juvisiens sur cette question.

Notre site a borde ce sujet dans différentes articles :

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3 réflexions au sujet de « Les travaux à Orly : où en est-on ? »

  1. boyer

    constaté le dépassement du couvre feu de23h30 a 23h50 trois décollages le 30.07.2017 hier pas normal suite au courrier envoyé par la mairie désolé de ne pas partir en aout (pas les moyens)

    1. EditriceEditrice Auteur de l’article

      Vous avez raison. Il faut envoyer le signalement de ces décollages durant le couvre-feu à l’adresse indiquée dans l’article. Si nous ne sommes pas vigilants et ne manifestons pas notre désaccord, le problème risque de s’aggraver.

  2. Gallet

    C’est insupportable, nos vacances, repos, dimanches plus moyens de se reposer, les enfants ne peuvent plus faire une sieste tranquille, plus moyens d’être tranquille dans le jardin pour profiter, dormir, manger en famille, entre amis, sans compter ceux qui se sont permis de décoller jusqu’à minuit dernièrement…. j’ai 52 ans depuis 1999 j’habite le vieux bourg et ça n’a pas toujours existé ça, donc comment faisait ils ADP avant pour leur pistes ?? Notre mairesse pfff elle devait soi-disant nous épauler mais rien… et surtout au niveau des impôts je n’ai rien vu de décompté alors STOP aux avions surtout l’été laissez-nous tranquilles… si les avions ne m’avaient pas gêné j’aurai acheté a Orly mais justement j’étais tranquille sur Morsang et maintenant TOUS les étés c’est la rengaine….. pfff ras le bol sanb oublier les dérapages dans les heures le soir

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