Que devient le centre de loisirs ?

UrbanismeL’AJUV s’est fortement opposée à la démolition du Centre de loisirs qui aurait été remplacé ainsi que le terrain de sport, sur toute la parcelle, de la N7 jusqu’à l’Orge, par des immeubles en R + 5. Le rapport du commissaire-enquêteur condamne ce projet et le renvoie aux oubliettes.

Suite à l’enquête publique sur le PLU, le commissaire-enquêteur a rendu son rapport, que vous pouvez lirer en suivant ce lien, car il est consultable en ligne et téléchargeable sur le site de la ville de Juvisy : Rapport du commissaire enquêteur

Comme pour les publications sur le PLU, ce qui relève du point de vue de l’AJUV est indiqué en italique, afin de ne pas confondre les faits et leur interprétation. Les citations directement issues du rapport apparaissent pour leur part en bleu et elles sont suivies du numéro de page du rapport.

Le projet sur cette parcelle est rejeté, concernant aussi bien la suppression d’un équipement que concernant les constructions prévues sur ce site. La question apparaît plusieurs fois dans le rapport, mais particulièrement à deux moments.

« C’est le point dur relayé par de nombreux riverains des rues avoisinantes et particulier. La réalisation d’un bâtiment important en hauteur et en nombre de logements est fortement refusée, pour des problèmes d’environnement et de voisinage, et pour des raisons techniques liées à la configuration et à la nature du terrain d’assiette ». « Il faut distinguer plusieurs choses. D’abord la disparition des équipements publics, un centre de loisirs et un petit terrain sportif. […] Ensuite, il existe des contraintes techniques pour la construction éventuelle d’un bâtiment relativement important si on applique au maximum le règlement de la zone. il s’agit d’un site très fermé, en forte déclivité, avec un sol de remblais. Si les techniques de construction peuvent tout permettre, il n’empêche que ce sont toujours des solutions coûteuses préjudiciables à la rentabilité de l’opération. Enfin, il y a les questions environnementales. L’accès à une nouvelle construction ne pourrait se faire que par la nationale 7. En effet, les rues avoisinantes ne peuvent pas supporter un trafic important compte tenu de leur configuration particulière qui empêche tout accroissement de la circulation automobile. On sait aussi que les entrées-sorties sur un axe important tel que la RN7 supposent des aménagements particuliers qui ne doivent pas perturber la circulation existante et qui n’aggravent pas les difficultés actuelles. L’environnement général est de type pavillonnaire. La construction d’un bâtiment de hauteur suffisamment importante créera un déséquilibre urbanistique dans ce secteur protégé et qui mérite de le rester. Le paysage urbain s’en verra fortement perturbé. Ajoutons à cela que cet espace est bien végétalisé, boisé et qu’il donne à la ville un site de respiration qu’il convient de maintenir. Pour toutes ces raisons je pense que le zonage proposé sur ce site mérite d’être redéfini et sans vouloir supprimer tous les droits à construire, doit prendre en considération la réalité de son environnement. » (pages 51-52) La réponse de la Ville est étonnante car incompréhensible et elle témoigne à nouveau de l’amateurisme qui marque ce projet de PLU  : « Pour ce qui concerne la végétalisation arbustive, il n’y a pas d’autre possibilité que de la conservation qu’elle se développe et concourra à la stabilité du talus de la RN7 » (page 52 – sic).

Plus loin, le commissaire-enquêteur enfonce le clou (page 69) en résumant ces mêmes arguments. Plus important, il émet une réserve, au caractère contraignant : « Cinquième réserve – Le classement en zone UCV1a du centre de loisirs actuel et de l’espace sportif devra être revu dans un souci d’équilibre du quartier, et en tenant compte des contraintes du site » (page 71). Le projet de construction d’immeubles sur ce site est donc impossible réglementairement et il faudra veiller à ce que le nouveau plan de zonage intègre cette modification.

L’AJUV rappelle qu’elle concevrait la vente de la partie haute de la parcelle (la maison vétuste dite « de l’énergie » en bord de N7), le fruit financier de cette vente étant affecté à une rénovation-reconstruction du Centre de loisirs sur site mais qu’elle s’oppose à la construction de logements sur le reste du terrain.

Sur une question aussi importante, l’AJUV demande qu’un débat suivi d’un vote soit organisé au sein du Conseil municipal sur le PLU, au plus près des habitants et de leurs élus directs, et non simplement au conseil de l’EPT12.

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L’article qui liste les analyses du rapport du commissaire-enquêteur : Que dit le rapport du commissaire enquêteur ?

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