Juvisy, une ville durable : comment réduire l’empreinte carbone de notre ville ?

COP 21

En introduction à la COP 21, lAJUV organisait le 12 novembre 2015 une réunion-débat intitulée « Tout comprendre et débattre des solutions locales ». Vous pourrez trouver ci-dessous les axes qui ont orienté la réflexion commune.

Juvisy, un acteur engagé

  • un environnement contraint,
  • une prise de conscience ancienne.

La municipalité, première « entreprise » de la Ville ?

  • un investisseur volontaire,
  • un consommateur vigilant,
  • un employeur responsable.

La municipalité au service du citoyen : mieux informer, inciter, aider, réglementer.

La municipalité, un gestionnaire responsable

  • saisir les nouvelles opportunités territoriales,
  • mieux dépenser l’argent public,
  • imaginer de nouveaux financements.

Le développement durable, l’affaire de tous : débattre et imaginer ensemble.

Juvisy, un acteur engagé (1/2)
Un environnement contraint.
Le contexte juvisien :
• une ville de taille moyenne, dans un territoire important,
• une surface limitée, un environnement fortement urbanisé,
• des sources d’énergies renouvelables limitées (géothermie, solaire),
• un habitat diversifié (maisons, habitat collectif et social),
• une population urbaine mais hétérogène,
• une offre de transports importante.

Penser développement durable au niveau local, c’est rechercher les solutions les plus adaptées et s’adresser à toutes les populations.

Juvisy, un acteur engagé (2/2)
Une prise de conscience ancienne.
Depuis le début des années 2000, Juvisy et la CALPE ont entrepris de nombreuses actions pour réduire leur empreinte énergétique. En 2012 la CALPE s’est engagée à réduire de 20% sa  consommation énergétique à l’horizon 2020.
Quelques exemples d’actions :
• plan quinquennal d’isolation des bâtiments publics (écoles, salles municipales…),
• rénovation des installations de chauffage,
• rénovation du réseau d’éclairage public,
• tri des déchets, recyclerie,
• panneaux solaires (siège de la CALPE, école Michelet),
• actions de sensibilisation et actions citoyennes (valorisation du compost, semaine du
développement durable, thermographie des bâtiments…),
• soutien au transport collectif (Bus, T7, Gare) et aux mobilités douces.

Le développement durable, véritable investissement dans l’avenir, ne peut être la première victime de la baisse des dotations.

La municipalité, première « entreprise » de la Ville ?
En France, les collectivités locales gèrent 230 Mds€ et emploient 1,8 M agents. Les commandes publiques des collectivités territoriales représentent 10 à 12% du PIB. Ces investissements ont souvent lieu dans des secteurs très consommateurs en énergie (construction, infrastructures, transports…).
Actions possibles :
• mieux estimer l’impact écologique des projets et investissements, dans leur globalité. Le développement durable ne doit plus être seulement l’affaire de certains services.
• orienter les Appels d’offres vers le mieux disant écologique. Privilégier les circuits courts, les entreprises et les processus responsables….
• investir dans les économies d’énergie (bâtiments, éclairage, véhicules…). La baisse récente des coûts des énergies fossiles doit être vue comme une opportunité.
• être un employeur responsable. Mieux gérer les déplacements, favoriser les bonnes pratiques.

La municipalité au service du citoyen

Face au défi climatique, de nombreux habitants ne savent comment agir . La municipalité doit devenir un partenaire pour toutes ces personnes, capable de les orienter et de les aider à avoir les bons comportements et à effectuer les bons choix.

Une information efficace
– sensibiliser toutes les populations.
– offrir le conseil et l’expertise utiles.
Des incitations utiles
– favoriser les bons comportements,
– mettre en place les solutions nouvelles.
 Des aides ciblées
– débloquer des situations complexes,
– éviter les effets d’aubaine.
Une réglementation adaptée
– un urbanisme volontariste,
– des circulations maîtrisées.

La municipalité, un gestionnaire responsable

Toutes ces actions doivent s’inscrire dans un contexte budgétaire fortement contraint, cela oblige à bien cibler les investissements et à imaginer des solutions nouvelles.

Saisir les nouvelles opportunités territoriales
– réduire les coûts des investissements.
– créer de nouveaux circuits marchands.
– développer une réelle expertise communautaire, au service des villes et des citoyens.
Créer une culture du retour sur investissement
– mieux évaluer, dans le temps, les politiques.
– en finir avec les actions « green washing » ou « verdissement de communication ».
Oser le financement participatif : mobiliser l’épargne locale sur les projets « rentables ».

 

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